Selon la coutume de Lorraine, l'ensemble du ban du village était soumis à la vaine pâture. Cela voulait dire que chaque propriétaire n'était plus sur son propre terrain, à partir du 1er octobre de chaque année pour faire manger les bêtes (aller au pâturage).
La capacité de pâture de chaque ban était évaluée une fois pour toute. Ainsi selon une expertise du 31 août 1747, entérinée par une sentence du tribunal de bailliage de Sarreguemines du 14 décembre 1747, le ban de Nousseviller pouvait nourrir : 150 bovins, 80 porcs, 160 brebis ou 100 moutons.
Selon un principe d'équivalence, la capacité totale du ban était évaluée à 630 moutons.
Donc en vertu de son droit de vaine pâture, le Seigneur avait le droit d'entretenir à Nousseviller un troupeau correspondant à 1/3 de la capacité totale, soit 210 moutons, et la bergerie Seigneuriale se trouvait à METZING.

LA PAROISSE

Il semblerait que Nousseviller était déjà paroisse au 13ème siècle, mais ce n'est qu'à partir de 1536 que l'on connaît le nom des curés qui ont exercé leur ministère à Nousseviller.


HISTORIQUE DE CADENBRONN


Le village est situé dans le « Steinart », une région de calcaire coquiller (Muschelkalk) à une altitude de 300 mètres environ, alors que les hauteurs qui forment un demi-cercle autour du village culminent à 371 mètres.

Le nom de CADENBRONN est parfois expliqué par une déformation de l'allemand « Guter Brunnen » mais si l'on cherche une explication du nom à partir du germanique « KOTE » qui signifie « HÜTTE » (maisonnette) on n'a pas de peine à imaginer qu'à l'origine le village était réduit à une « KOTE am BRONN », c'est à dire à une maisonnette près de la source, ou de la fontaine ; on écrivait d'ailleurs en 1577 : KODEBORN, en 1594 : KODENBURN, en 1694 : KADEBORN, en 1709 : CADENBOUREN, même en 1770 : BONNE FONTAINE
(une traduction erronée faite par un francophone) pour devenir en 1870 KADENBRONN (plus tard, pour franciser le nom, le K fut remplacé par un C).

Il n'est pas à exclure que cette maisonnette originelle était une «villa rustica » gallo romaine des tous premiers siècles de notre ère ; en effet en 1986, lors des travaux de terrassement du nouveau cimetière, des vestiges d'une telle construction ont été mis à jour. Il est certain que les objets déterrés datent de cette époque, comme les tuiles romaines du type «tegula - IMBREX » qui en témoignent.

Il existe aussi des traces de peuplement plus ancien encore. En 1885, l'archéologue Emile HUBER à fouillé 18 tombes de type «tumulus » dans la forêt de CADENBRONN, le BAMBUSCH, situé sur la route de ROUHLING. Ce qu'il y découvrit ne laissait place à aucun doute : il s'agissait bien de tombes de Gaulois ayant vécu là il y a quelques 2000 ans (les trouvailles ont été léguées au musée de METZ).
Signalons encore une trace de l'histoire ancienne, la voie Romaine du Hérapel à Sarreguemines qui passe sur les hauteurs sud du village ; un «diverticulum » quittait cette route pour traverser le village, desservir la «villa rustica » et la nécropole du BAMBUSCH pour aller vers la «villa urbana » de ROUHLING, avant de rejoindre WELFERDING.

Le document dans lequel  figure pour la première fois le nom du village de «kodenborn » date de 1485. Il s'agit d'un parchemin du XI ème siècle donnant la liste des membres de la « CONFRERIE » de SAINT VENDELIN patron du village de DIEBLING. Les textes sont écrits en allemand d'époque, l'écriture gothique est soignée et bien lisible. Ils y mentionnent le «meyger » (Maire) «SYN FROWE » (sa femme) et «YR KINT » (leur enfant) de Cadenbronn.
Il n'existe pratiquement pas de chroniques relatant les événements des guerres telle que celle des «rustauds » en 1525 et la querelle des Seigneurs en 1570.
Au moyen âge on trouve quelques traces de l'existence du village qui faisait partie du DUCHE DE LORRAINE. Il fut donné en fief à la Seigneurie de FORBACH en 1577.

La guerre de Trente ans 1618-1648 n'a laissé que des ruines derrière elle. Dans les ruines de KODENBORN ne vivaient plus que cinq personnes mais le village fut reconstruit et d'autres habitants venant des villages abandonnés ainsi que des émigrés les ont rejoints pour former une communauté plus importante. (BETTINGEN et DITTLNGEN ne furent jamais reconstruits).

Une «déclaration de droit », autre document fourni en 1700 par la communauté de CODENBORN au Seigneur de Forbach, déclare le droit commun d'usage de deux forêts et le droit de vaine pâture sur le ban de BETTINGEN (en friche).

Les premiers renseignements précis et détaillés nous viennent d'un manuscrit
«le dénombrement en 1708 ». Ce recensement confirme la présence de 13 familles, 21 garçons et 16 filles, au total une soixantaine de personnes ; il nous indique que ces familles avaient 36 chevaux, 30 vaches et 44 cochons et cultivaient 131 ha (les 2/3 du ban était donc en friche).
Les séquelles de la terrible guerre de trente ans n'étaient pas encore entièrement effacées.

Sous l'ancien régime, Cadenbronn était un des 16 villages du comté de Forbach dont le Seigneur était la comtesse « Marianne von der Leyen » ; douairière du «DUCHE DE DEUX PONTS » maîtresse femme, forte personnalité, très cultivée, grande fortune, veuve du Duc Christian IV. Elle avait de solides amitiés à la cour de Versailles, surtout celle de la Reine Marie -Antoinette.

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